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Texte Libre

Lundi 3 août 2009



17 février 2009


Voyez ses mains.
Ses mains déposées, comme un souffle sur le blanc d'une page.
Il n'écrit pas des mots. Il écrit des notes.
Et sa transe est la mienne.

Ce grave, ce grave. Ses mains sont tristes.
Comme des monts qui s'affaissent.
Comme des ailes qui plient.
Oh l'envolée pesante, cette hypnose funèbre.

Ses mains. Ce grave.
Je suis partie loin de moi, l'âme en points de suspension.
Egarée entre flammes et cendres. Figée dans l'ailleurs.
Mon errance musicale. Ma solitude damnée.

Secondes suspendues.
Gravées même à la chair. Et l'âme est perdue.
Elle se vit autre part, dans le gris des charniers.
Elle se vit en silence sous le joug des images qui reviennent...

Oh ce grave. Voyez, j'ai quitté la salle.

Par Chrystalle
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Lundi 3 août 2009



10 février 2009


J’écrirai les marées
Les lointains paysages
Ton silence allongé
Sur le flanc d’une page

Et que meurent l’absence
Aux deltas de la nuit
Les futiles errances
Et leurs valses d'ennui

Et que meurent l’hiver
Aux éclats d’amertume
Les non-dits les mystères
Dans le glas de ma plume

J’écrirai les marées
Les possibles voyages
Les adieux arrimés
Sur le quai d’une page

Par Chrystalle
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Lundi 3 août 2009





























13 novembre 2008


Dehors les feuilles
Eparpillées
Aident le deuil
De mon passé

Dehors l’automne
Et ses promesses
Dont je m’étonne
Avec tendresse

Et puis demain
Je ne sais pas
Si les chemins
Vont au trépas

Dehors les feuilles
Chutent fragiles
Sur les écueils
Indélébiles

Dehors l’automne
En porte-voix
Le bruit aphone
De mon émoi

Et puis demain
Tout peut mourir
Les doux refrains
Et leur sourire

Dehors les feuilles
Glissent sans mot
Et sur le seuil
Couvrent l’écho

Dehors l’automne
Et ses ombrages
Qui tourbillonnent
Entre les pages

Et puis demain
Je ne sais pas
Est-ce que sa main
S’envolera

Et puis demain
Je ne sais plus
Est-ce que c’est vain
D’aimer sans but

Combien j’ai peur
Quand vient le jour
Qu’il ne s’écœure
De mes détours

Combien j’ai peur
Quand vient la nuit
Qu’il ne se meure
De mes non-dits

Mélancolie
N’est pas si loin
Quand on la prie
Elle nous revient

Dehors l’automne
Et ses silences
Qui emprisonnent
Mon doute immense

Et puis demain
Je ne sais pas
Si les chemins
Vont au trépas

Par Chrystalle
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Mercredi 11 février 2009



15 novembre 2008


Je me souviens d'un banc quelque part
Egaré sous une robe bleue
Tandis que je marchais au hasard
Au bord de nos adieux

J'avais laissé ce banc quelque part
Au milieu de la rouille et du vent
Abandonné aux ombres avares
De nos vagues serments

Et le banc les a vu, les saisons
Défiler sur les branches fourbues
Emporter les derniers alluvions
Qui jonchaient froids et nus

Je regarde ce banc ici-même
Assis sous un ciel en robe bleue
Fleurir les arbres et la bohème
Au bord de tes grands yeux

Par Chrystalle
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Samedi 13 septembre 2008

















9 septembre 2008

Où se sont perdues
Les écluses

Tes vagues à l’âme
Se gangrènent
Au sillon d’une ride

Et demain
Où sera l’abandon
Sur le flanc d’une page

Dans cette chambre
Tarie d’étoiles
Dis-moi
Où nous sommes-nous perdus

Je ne sais pas bien
Si c’est nous
Ou le monde

Au vide qui éteint

On tournera ainsi
Dans l'ombre des chemins

Je donnerai à boire
Au vent des tristesses
Aux souvenirs qui se penchent
A la nuit

Le temps
Ne pardonne rien.

Par Chrystalle
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Samedi 6 septembre 2008



6 septembre 2008


En brisure de mer
L’avalanche d’exil
Sur le front des tempêtes
En écho de tes yeux
J’aime vivre éphémère
A tes joies versatiles
Et remplir l’épuisette
De frissons amoureux

Ecris-moi l’océan
Sur le feu de mon âme
Grise-moi de tourments
Je veux être à tes flammes
A tes ombres jetées
Sur l’écran de mon monde
Tes passions effrénées
En torrent de secondes

En brisure de plage
L’avarice d’oubli
En portée sur le fleuve
Mélodie éternelle
J’aime suivre l’orage
Sur le flot du délit
Et qu’il vente ou qu’il pleuve
Ton reflet m’ensorcelle

Un sursaut d’innocence
Aux amants de l’espace
Je te veux un silence
Sous ma peau carapace
Une fièvre docile
A ces vagues anciennes
Le refuge fragile
De ma foi bohémienne

Par Chrystalle
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Samedi 6 septembre 2008



















5 septembre 2008

Que la nuit serait vide
Sans tes calmes soupirs
Tes paupières candides
Alanguies de désirs

Penchée à ton chevet
Je parle aux espérances
Au creux de ton duvet
Elles vivent en silence

J’aimerai te cueillir
Des mondes de douceur
Et laisser y fleurir
Des gerbes de couleurs

Que la nuit serait pâle
Sans tes calmes étés
S’inventant une escale
Au pays de Morphée

Je m’invite au voyage
Au devant d’une vie
Une étoile en sillage
Sur ton front endormi

Je ne sais où me mène
Ton écharpe de rêves
Sur les rives lointaines
D’une nuit d’une trêve

Que la nuit serait longue
Sans tes calmes soupirs
Tes paupières oblongues
Alanguies de sourires

Par Chrystalle
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Dimanche 20 juillet 2008



13 juillet 2008


De la paume croquée
Un pêché des étoiles
Dévorant voie lactée
De ta main que dévoile
Le tissu des audaces
Soulevé par les yeux
Ma prunelle vorace
Prisonnière à tes feux
A l’aurore endormie
Sous les ongles du monde
Là s’éclipse la nuit
Dans l’écrin des secondes
De la paume la course
Le pêché de mes doigts
Abreuvés à ta source
Et s’y glissent et s’y noient
De la paume croquée
Où le monde explosa
Les frissons de l’été
A nos doux entrelacs

Par Chrystalle
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Dimanche 20 juillet 2008



13 juillet 2008

Parlez-leur d'évidence
Combien d'entre eux auront ainsi
Franchi les audaces
Pour glisser une main sous la robe du monde
Sous le joug des estampes
Et l'escorte fugace
Cent rêves repliés qui de l'onde
La moisson ruisselante au créneau des tempêtes
Où la vie se bouillonne
Et les hommes se jettent

Les entendez-vous les cent failles
De ces hommes de paille
Flamber tout en bas là où brille l'espace ?
C'est un souffle diluvien
Une marche sur des charpies de non-sens
Affublés d'éphémère et de casques troyens
Ils s'en vont déclamer renaissance
Dans le bleu des cavalcades

Qu'ils tremblent de sueur sous la paume du jour car
Le jour n'est pas si fleuve que l'on croit
Et passée l'escalade à la corde des bras
Ecorchés ils retombent à l'autel des espoirs
Où la vie s'emprisonne
Et les hommes se guettent

En gardant à leurs rides
L'évidence sous vide
Ils transforment l'écho en cadavre

Par Chrystalle
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Dimanche 20 juillet 2008

13 juillet 2008

Oublie l’automne qui s’endort
Je suis l’automne en pourpre d’or
Celui qui flamme de trésors
A ton soleil à ton décor
Celui qui boit à tes rayons
Celui qui rit de déraison
Je suis l’automne en pamoison
Dans la chaleur de ton cocon

Oublie l’automne sous la mousse
Je suis l’automne en feuilles rousses
Celui qui flamme s’éclabousse
De tes couleurs de ta frimousse
Celui qui vole à ton éclat
Celui qui rit de te voir là
Je suis l’automne en franfrelas
Dans la chaleur de tes deux bras

Oublie l’automne en gris manteau
Je suis l’automne aux doux oiseaux
Celui qui flamme de nouveau
A ta douceur à tes échos
Celui qui danse à tes iris
Celui qui rit de tes délices
Je suis l’automne en ses prémisses
Donn’-lui la chance qu’il fleurisse

Par Chrystalle
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